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samedi 28 août 2021

Un si petit oiseau

Après un accident de voiture qui l’a laissée meurtrie, Abigail rentre chez elle. Elle ne voit plus personne. Son corps mutilé bouleverse son quotidien, sa vie d’avant lui est insupportable. Comment se définir quand on a perdu ses repères, qu’on ne sait plus qui on est, que la douleur est toujours embusquée, prête à exploser ? Grâce à l’amour des siens. Grâce aux livres. Grâce à la nature, au rire, aux oiseaux. Avec beaucoup de patience, peu à peu, Abi va réapprendre à vivre.
Un si petit oiseau
Marie Pavlenko 2019

Oh la la, mais quel livre ! J’avais adoré Je suis ton soleil, de Marie Pavlenko, car j’avais trouvé les personnages extrêmement bien travaillés, les sentiments et émotions toujours traités avec énormément de justesse. Alors, quand j’ai vu le nom de l’autrice sur cette couverture dans ma bibliothèque préférée, je n’ai pas hésité. Je n’ai pas lu le résumé (comme d’habitude, me direz-vous) et je ne savais donc pas à quoi m’attendre. Mais qu’est-ce que j’ai bien fait !

J’ai adoré ce texte. Il est terrible, bouleversant, renversant. Je ne pensais pas que l’autrice traiterait un sujet aussi grave avec tellement de bienveillance, de légèreté et même d’humour. Elle a une façon de banaliser cet acte abominable qu’est l’amputation, ce qui permet de vraiment relativiser et de voir les choses d’un œil neuf. Alors, attention, quand je dis qu’elle banalise, cela ne veut pas dire qu’elle réduit l’acte à rien d’important. Non, elle le remet dans un contexte habituel, elle nous fait comprendre que, même si c’est grave, on peut survivre et continuer à rêver, à rire et à se projeter. Elle permet de remettre les choses à leur place en disant qu’on est toujours la même personne.

Le message passé est tellement beau et le drame traité avec tellement de douceur qu’on se prend à refuser de lâcher le livre. On veut découvrir où va l’autrice, comment ses personnages vont évoluer. J’ai aimé chaque mot de ce texte, jusqu’à sa conclusion, si simple et parfaite.

Une note pour conclure. Celle de l’autrice, à la fin du livre. J’ignorais qu’il s’agissait d’une histoire basée sur des faits réels (l’amputation de sa mère). Je crois que ce court texte de fin m’a encore plus bouleversée que le texte. Ne passez pas à côté !

jeudi 24 août 2017

Je suis ton soleil

Déborah démarre son année de terminale sans une paire de chaussures, rapport à Isidore le chien-clochard qui s’acharne à les dévorer. Mais ce n’est pas le pire, non. Le pire, est-ce sa mère qui se met à découper frénétiquement des magazines ou son père au bras d’une inconnue aux longs cheveux bouclés ?
Le bac est en ligne de mire, et il va falloir de l’aide, des amis, du courage et beaucoup d’humour à Déborah pour percer les nuages, comme un soleil.
Je suis ton soleil
Marie Pavlenko 2017

J’avais déjà lu auparavant Le livre de Saskia de Marie Pavlenko et j’avais beaucoup apprécié sa plume, très fluide et agréable. Du coup, je me suis un peu lancée à l’aventure pour ce titre, en me disant que, si j’avais déjà aimé un livre, je ne pourrais qu’aimer le suivant. Je ne me suis pas trompée.

Je suis ton soleil, c’est une bouffée d’air pur. L’histoire évoque l’adolescence, en mettant un petit accent sur certains mauvais côtés et sur certaines situations extrêmes, mais l’autrice a tout traité avec bienveillance, ce qui fait qu’on ne peut que s’attendre à ce que tout s’arrange. J’ai eu l’impression, en lisant ce texte, que le message était là : peu importe les difficultés, vous finirez par vous redresser. C’est étrange, car je vous fais ma conclusion avant même de développer le contenu et les personnages… C’est dire combien ce texte m’a marquée.

Car l’histoire, elle, est simple : celle d’une adolescente qui cherche sa place. Les personnages, eux, sont des adolescents qui vivent des événements plus ou moins dramatiques, plus ou moins drôles aussi. L’intrigue suit son cours de manière tellement naturelle tout au long du récit que l’on ne peut pas s’ennuyer. On se laisse embarquer par la vague, et on nage auprès de ces adolescents, qui se cherchent et qui vont finir par y parvenir, mais aussi auprès de ses adultes qui pensaient avoir trouvé leur place et qui finalement remettent tout en question.

J’ai eu plusieurs coups de cœur pour des personnages : d’abord Déborah, tellement touchante et brillante. On ne voit qu’elle et l’on veut la soutenir du début à la fin. Ensuite, sa mère, qui m’a surprise, car je ne m’attendais pas à de tels actes, mais aussi son père qui a eu le courage de changer de vie… ses amis, qui ont décidé de prendre en main Déborah quand elle était au plus mal pour la remettre d’aplomb. Dans chacun de ces personnages, de la douleur ou des difficultés, mais aussi une bonté et une bienveillance telles qu’on ne peut que les aimer. Même le chien de la honte a sa place parmi toutes les étoiles présentées dans ce roman, et qui permettent de mettre en évidence le soleil qu’est Déborah.

En bref, j’ai eu un coup de cœur pour cette histoire sublime, rythmée par un style fluide et agréable qui m’a permis de dévorer ce roman à vitesse grand V. C’est un bonheur que de trouver et lire un titre aussi positif et optimiste, alors même qu’il traite de sujets parfois bien difficiles. Si vous avez l’occasion de découvrir ce texte, n’hésitez pas. Il est juste magnifique !

mardi 4 juin 2013

Le réveil

Saskia fête ses dix-huit ans et s’apprête à entrer en terminale, comme beaucoup de filles de son âge. Dans sa maison en bordure de forêt, elle mène une vie des plus ordinaires. Ordinaire, vraiment ?
Si c’était le cas, pourquoi son quotidien vire-t-il au cauchemar, enchaînant phénomènes incongrus et rencontres étranges ? Quel secret recèle la pierre qu’elle porte au poignet depuis qu’elle a été trouvée aux portes d’un orphelinat, bébé ? Que lui veut Tod, mystérieux garçon qui la suit comme son ombre et ne se sépare jamais de son coutelas ? Et Mara, jeune fille froide et distante, qui parle une langue incongrue ?
Peu à peu, Saskia plonge au cœur d’un monde aussi fascinant que terrifiant, peuplé de créatures ailées, de magie, de combats mortels et de prophéties troublantes. La voici embarquée dans une guerre séculaire dont elle était loin de soupçonner l’existence…
Le réveil
Marie Pavlenko 2011

J’ai beaucoup à dire, et si peu en même temps. Commençons par le négatif, pour finir sur du positif, car j’ai beaucoup aimé ce livre, mais un truc m’a vraiment déplu, alors autant m’en débarrasser tout de suite : j’ai trouvé que tout ce qui concernait Saskia était too much et sans surprise.

Alors, sa nature, d’accord, on le comprend, on le sait : on lit ce livre pour la voir se découvrir. Mais, comme par hasard, elle est en danger, comme par hasard, elle sait utiliser ses dons avant tout le monde et mieux que tout le monde, comme par hasard, elle a une connexion avec x, comme par hasard, elle n’est pas comme les autres… Bref, un peu trop de coïncidences « très grosses » en très peu de pages, alors que les premiers chapitres étaient plutôt longs.

Bien sûr, je n’ai rien contre ces aspects, au contraire, j’aime beaucoup. Mais les particularités de Saskia sont amenées un peu maladroitement, et c’est vraiment dommage, car ce livre est une bouffée d’air frais ! Un roman qui nous offre une toute nouvelle mythologie, absolument inédite, inventive et réellement prenante.

Les personnages sont attachants (oui, malgré ce que j’ai dit), le mystère tient bien sa place et la qualité de l’écriture est au rendez-vous. Et ce n’est pas surprenant, car Marie Pavlenko écrit merveilleusement bien. Quant à la fin, elle m’a donné une envie irrépressible de saisir le tome suivant. Dur de résister !

L’épreuve »